Rencontre avec…

… Lydia Bonnaventure

Lydia Bonnaventure©
Lydia Bonnaventure©

Lydia Bonnaventure, professeur d’histoire et de français en région parisienne, est aussi créatrice du blog, du site et du forum « Promenades culturelles » et également auteur, d’un essai que j’ai lu avec immense intérêt : « La Maladie et la foi au Moyen-Âge. D’après les Miracles de Nostre Dame de Gautier de Coinci »

Lydia est donc extrêmement généreuse sur la toile, partageant ses passions, informant sur l’art, l’histoire et la littérature. Généreuse et souriante, elle ne l’est pas que dans ses écrits, c’est donc avec grand plaisir que je l’ai invitée sur ce blog pour inaugurer cette nouvelle rubrique « Rencontre avec un artiste de talent« .

Le principe sera de (re)découvrir un acteur de la chaîne du livre : auteur, illustrateur, mais aussi lecteur, éditeur, imprimeur… Pour quelques questions récurrentes.

Premier voyage donc avec Lydia qui a eu la gentillesse de répondre par l’affirmative à cette proposition !

La maladie et la foi au Moyen-Âge
La maladie et la foi au Moyen-Âge

1/ La première fois…

… que j’ai couché une histoire sur du papier, c’était sur un petit cahier d’écolier. J’étais au collège et j’avais déjà une foule d’idées en tête. Mais je commençais ce que j’appelais déjà un « roman » et je l’arrêtais vite pour en commencer un autre… 

2/ Ce que l’on ne sait pas encore de vous

Beaucoup de choses ! Tiens, allez, une chose pour répondre quand même à la question : je sais dessiner (oui, tout le monde s’en fiche !)

3/ Une anecdote de votre parcours littéraire

C’est grâce à mon blog que j’ai écrit mon premier livre, mon essai sur Gautier de Coinci. Car c’est grâce à ce précieux outil informatique que mon éditeur m’a contactée.

4/ Là où vous vivez

Je vis en Région parisienne, riche en patrimoine et non loin de celle de Gautier de Coinci. C’est très pratique pour aller sur les lieux. Mais vous allez dire que ce personnage m’obsède… 

C’est également un carrefour géographique et culturel. 

5/ Un artiste 

De but en blanc, sans trop réfléchir, il me vient le nom de Jean-Jacques Goldman. Un immense talent et une pudeur sans faille.

6/ «Elle s’était levée à l’aube, pour voir le jour…»

… et pour aller travailler. J’aurais aimé répondre « pour se mettre à écrire » mais je n’écris bien qu’en fin d’après-midi. 

7/ Pourquoi ce métier ?

J’ai toujours voulu enseigner, être ce que j’appelle « un passeur d’Histoire », apprendre aux autres ce que l’on m’a inculqué afin qu’il puisse y avoir une transmission. Quand on y réfléchit, être auteur, notamment lorsque l’on fait des essais, c’est un peu la même chose.

8/ Une citation

« La lecture de tous les bons livres est comme une conversation avec les plus honnêtes gens des siècles passés » (René Descartes)

9/ Votre dernier livre, donnez-nous envie de le lire !

Il est sur le feu et attend un éditeur. C’est un polar médiéval mettant en scène, parmi les personnages, une figure bien connue du monde médiéval germanique, Hildegarde de Bingen. 

10/ Quelles sont les difficultés et les joies dans ce parcours éditorial ?

Les joies, il y en a beaucoup : celle d’avoir fini le premier chapitre, puis l’histoire dans son ensemble. Celle de se faire publier… de recevoir le livre… La principale difficulté reste le méandre de l’édition. Je ne préfère pas m’étendre sur le sujet mais disons que c’est quand même une véritable jungle, d’autant plus lorsqu’on débute.

11/ Un conseil ?

Suivre ses envies. Si l’on a envie d’écrire, il faut franchir le pas.


Franchir le pas, oser, et s’atteler à sa table d’écriture. De bons conseils, qu’en pensez-vous ?

Merci Lydia ! Personnellement, je ne me moque pas de ce talent pour le dessin et serais ravie de le découvrir ! (Un défi ? 😉

Et pour en savoir plus sur Lydia, je vous invite évidemment à découvrir ces sites mentionnés en début d’article et/ou à laisser un message dans les commentaires (ce n’est jamais facile de commencer une rubrique, alors encore merci Lydia)

« La maladie et la foi au Moyen-âge » est un essai extrêmement enrichissant, on y découvre le rapport étroit entre les maladies parfois terribles et le rapport à Dieu. L’auteur rappelle également que la période médiévale n’est pas cette période sombre et sale que l’on peut imaginer parfois. Il est question de réflexion sur la peur du mal et du malin, sur la foi en la guérison. Et il y a Gautier de Coinci, avec son style particulier, dérangeant parfois pour certains, imagé. L’auteur, Lydia Bonnaventure nous entraîne donc avec finesse et érudition dans une époque qui a fait de notre monde, une partie de ce qu’il est aujourd’hui.

Extrait :

Devant les mortalités dont on ignorait les causes, les hommes du Moyen-Âge virent dans la maladie, l’expression du courroux céleste. De simple phénomène naturel, elle devint le signe de la présence divine. Les Miracles de Nostre Damesont le reflet littéraire de cette idéologie sociale.

Et, parce que Jean-Jacques Goldman est, en effet, un bel artiste 🙂