couverture Juste avant l'automne

De quoi avez-vous besoin ?

Pour s’éditer, évidemment, la première chose dont vous avez besoin c’est :

1/ Un roman

Vous avez passé des mois, voire des années sur votre roman, vous l’avez lu, relu, écrit, ré-écrit. Parfait ! Et vous envisagez à présent de le partager avec d’autres lecteurs. Il faut à présent passer par l’étape du comité de lecture.  Cela peut être un comité anonyme (chez un éditeur par exemple) ou un comité de personnes que vous connaissez (parents, amis, collègues…)

Un bon lecteur, c’est une personne qui vous dira sincèrement ce qu’elle pense de votre écrit. Pas pour vous faire plaisir, pas pour vous encourager, mais simplement pour vous aider à vous améliorer.  Essayez de faire lire votre tapuscrit par trois personnes au moins, puis, en fonction des remarques, remettez-vous à la tâche. Quand vous serez satisfait (vous pouvez passer plusieurs fois par la case « comité de lecture »), vous pouvez envoyer votre texte à des maisons d’édition sélectionnées (inutile d’adresser un texte de poésie à une maison qui ne publie que des textes sur la mécanique automobile), ou choisir de l’auto-publier. Dans les deux cas, vous devrez vous assurer que votre texte contient le moins de fautes possibles. Mais, si un éditeur va s’occuper d’engager un correcteur, dans le cas de l’auto-édition, c’est à vous de prendre cela en charge. Ne négligez pas cette étape, par respect pour votre lecteur. Bien sûr, même avec un correcteur professionnel, des coquilles peuvent rester, mais il faut mieux limiter les risques.

2/ Une image de couverture

Sur KDP (kindle), vous disposez d’un générateur de couverture, avec des images disponibles, mais elles ne correspondront pas forcément avec vos besoins. En ce cas, pour quelques euros, vous pouvez acheter une photo ou une illustration sur un site spécialisé. Personnellement, j’utilise la plateforme 123RF, mais il y en a certainement beaucoup d’autres. Lisez bien les licences, pour voir ce que vous pouvez faire, au niveau du droit, avec ces photos et, en cas de doute, demandez des compléments d’informations.

Rappelez-vous que la couverture est la première chose que l’on voit de votre livre.

3/ Protection du texte

Amazon peut vous demander de prouver que le texte vous appartient légalement. Le plus simple dans ce cas est donc de protéger votre texte sur des sites comme celui de la SGDL ou Copyright france etc

4/ Un numéro ISBN

Le numéro ISBN est le numéro d’immatriculation de votre livre. Il vous en faudra un pour la version numérique, et un autre si vous publiez le même roman en version papier. Vous pouvez en demander, sur le site de l’AFNIL.

Si vous n’avez pas de numéro ISBN, Amazon peut vous en fournir un semble-t-il. Mais si vous souhaitez proposer votre livre sur plusieurs plate-formes différentes, il est sans doute mieux de rester relativement indépendant et d’avoir votre propre numéro.

5/ Un statut

Puisque vous allez vendre des livres et recevoir de l’argent de cela, il faut pouvoir le déclarer. Une des solutions consiste à avoir un statut d’auto-entrepreneur pour déclarer vos revenus. Là encore, il existe sans doute d’autres solutions, merci de les partager dans les commentaires si vous en connaissez 🙂

Un rendez-vous avec votre centre des impôts peut aussi vous être utile car les statuts des uns et des autres sont très différents, vous serez ainsi assuré d’être bien dans la légalité.


Et voilà, après l’administratif, on y est presque, dans le prochain post, on se lance !

Qui parmi vous va prochainement publier ?


L’illustration de ce post est la couverture de mon prochain roman. Je vous en parle très très vite !

 

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2 comments on “Autoédition sur Kindle 1/2”

  1. Et encore une fois merci pour cet article bien expliqué ^^
    pour le dépôt je crois qu’on doit aussi déposer un exemplaire papier à la BNF non? Mais certains sites chargés de diffusion s’en occupent à notre place.

    Pour ta question, il semblerait que passer les royalties en impôts sur le revenu ne change pas grand chose par rapport au statut d’autoentrepreneur mais ce n’est pas un comptable ni un fiscaliste qui m’a dit cela, juste un indie, je vais me renseigner sérieusement et je te dirais ^^ (enfin, faudrait d’abord faire des bénéfices ! 😉 Je me demande surtout ce qu’il en est au niveau des frais engagés, si on peut déduire les factures de relecture par exemple, des bénéfices.

    Pour l’ISBN, KDP et Createspace t’en fournissent un direct, je crois. Je sais pas ce qu’il en est de lulu et les autres ^^

    Pour les corrections, je travaille avec nico de la plume numérique, il m’a fait des bons retours sur les fautes, bien sûr, mais aussi sur le style et la cohérence de l’intrigue. Mon rêve est de trouver un véritable éditeur free lance spécialisé dans mon domaine. Un jour…

    bonne continuation!

    • Je parlais du dépôt de protection. Pour le dépôt légal à la BNF, il n’est que pour la version papier je crois et pas pour le numérique.

      Excellente remarque pour les frais de relecture ou de corrections. Je ne sais pas.

      Merci pour l’info ISBN. Par contre la demande est gratuite et je pense qu’il doit être plus pratique d’avoir ses propres numéros pour faire ce que l’on veut ensuite de ses livres.

      Merci aussi pour l’info de la Plume numérique. Nous croisons les doigts avec toi pour que tu trouves le meilleur éditeur possible dans ton domaine !

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