Quelques
questions les plus fréquentes :
Faut-il joindre les illustrations avec le texte
?
Généralement
non. Les éditeurs aiment choisir leur illustrateur et très
souvent le texte poursuit sa route sans vous. C'est un peu
dommage car le travail n'est évidemment pas le même lorsque
auteur, illustrateur et éditeur travaillent de
concert. Cela dit, il n'est pas interdit de se rapprocher
d'un illustrateur qui a votre sensibilité et de proposer le
projet ensemble.
Longueur du texte
Cela
est très variable. Rapprochez-vous des maisons d'éditions qui
vous plaisent en fonction de leurs ouvrages ou textes qui vous
ressemblent. Appelez-les (les coordonnées se trouvent sur le
site de Ricochet ou dans le guide jeunesse) et demandez-leur
le calibrage. Pour connaître le nombre de signes de votre
texte dans Word : Outils/ Statistiques/ Caractères espaces
compris.
L'envoi aux éditeurs
Tapez
votre texte à l'ordinateur ou à la machine, surtout pas
d'envoi manuscrit. Ecrivez sur un seul côté de la page et
laissez des marges suffisantes pour bien aérer (avec un
interligne de 1,5 ou 2). Sur chaque feuille indiquez vos
coordonnées ainsi que le titre de votre texte et le numéro de
page. Reliez le tout (évitez les feuilles volantes). Pensez à
une couverture solide. Joignez avec votre texte une petite
lettre d'accompagnement pour vous présenter, résumer votre
histoire, donner le nombre de signes éventuellement... et
attendre. N'adressez pas d'envoi par mail sans l'accord de
l'éditeur et si possible adressez le texte à une personne en
particulier.
La réponse
Elle
peut être longue, en moyenne 1 à 3 mois. Cela peut être moins
ou un peu plus. Il est très fréquent que la réponse soit
négative, cela ne veut pas dire que vous n'êtes pas fait pour
cela mais que votre texte a besoin d'être réécrit, ou qu'il ne
correspond pas à cette maison là, à ce moment précis.
N'abandonnez pas, persévérez. Ne vous offusquez pas d'une
lettre-type : les éditeurs reçoivent beaucoup de tapuscrits et
il ne leur est pas possible de répondre à tous de manière
personnalisée... mais cela arrive. Si cela tarde trop ou que
vous mourrez d'impatience, vous pouvez toujours recontacter
l'éditeur au bout d'un mois ou deux, en joignant un nouveau
texte par exemple, ou par téléphone.
Quand le texte est accepté
Evidemment
c'est un moment de joie, même si cela ne ressemble pas
toujours à ce que l'on attendait. Lisez bien votre contrat, ne
soyez pas prêts à signer n'importe quoi pour être édité à tout
prix. Respectez-vous, respectez votre travail. Vous serez payé
au pourcentage de vente (sauf en presse où l'on est payé au
forfait) : entre 2 et 10% (selon l'éditeur, la longueur du
texte, le fait qu'il soit illustré ou non...). Ce n'est qu'une
moyenne indicative évidemment. Le reste ne va pas entièrement
à l'éditeur : il sert à payer la fabrication, l'illustrateur,
le libraire, le diffuseur, le distributeur, la publicité
etc... N'oubliez pas que vous devenez ainsi un des maillons de
la chaîne du livre. Un site intéressant à consulter à ce
sujet : le
droit fixe .
Peu d'élus ?
Si
beaucoup de gens écrivent, tous ne sont pas publiés. Que cela
ne vous empêche pas d'y croire. Tous les styles sont
différents, n'hésitez pas retraiter un sujet déjà évoqué en le
travaillant à votre manière. Il n'y a aucune raison pour que
vous n'y arriviez pas. Fréquentez les salons, les autres
auteurs et illustrateurs, l'édition est aussi une affaire de
rencontres, et n'oubliez pas cette belle phrase de Rainer
Maria Rilke :
"Votre
regard est tourné vers l'extérieur, et c'est d'abord cela que
vous ne devriez désormais plus faire. Personne ne peut
vous conseiller ni vous aider, personne. Il n'y a qu'un seul
moyen : plongez en vous-même, recherchez la raison qui vous
enjoint d'écrire : examinez si cette raison étend ses racines
jusqu'aux plus extrêmes profondeurs de votre coeur : répondez
franchement à la question de savoir si vous seriez condamné à
mourir au cas où il vous serait refusé d'écrire. Avant toute
chose, demandez-vous à l'heure la plus tranquille de votre
nuit : est-il nécessaire que j'écrive ? Creusez en vous-même
en quête d'une réponse profonde. Et si elle devait être
positive, si vous étiez fondé à répondre à cette question
grave par un puissant et simple : "je ne peux pas faire
autrement", construisez alors votre existence en fonction de
cette nécessité."
Rainer
Maria Rilke, Lettres
à un jeune
poète.