Publier votre roman

Et un « bonus » en fin d’article !

Vous avez toujours voulu écrire, ou peut-être avez-vous un livre tout prêt que vous aimeriez partager ?

Vous avez envie de tenter l’aventure en solo ou presque ? Amazon propose un nouveau concours avec 3000€ à la clé et surtout une promotion par TV5MONDE.

C’est peut-être le moment pour vous ? 🙂

Toutes les informations sont disponibles sur le site, à cet endroit !

Lisez bien les petites lignes du règlement afin de vous assurer que c’est correct pour vous. Et, si vous vous posez quelques questions sur le côté « administratif » (numéro ISBN etc.), cet article que j’avais publié l’an dernier vous aidera peut-être. Il traite de « l’autoédition sur Kindle »

Le livre doit être publié entre le 1er mai et le 31 août, il reste donc 4 mois, c’est rapide, mais jouable. Vous en serez ?


Cet article était très court, pour laisser de la place à un petit « bonus ». Bonus parce que cela pourrait nous aider, vous et moi.

J’ai donc préparé un sondage d’une dizaine de questions afin de pouvoir mieux répondre à vos attentes sur ce blog 🙂

Pour y répondre c’est très simple, cela ne prendra que quelques minutes, et il suffit juste de cliquer ici. Merci beaucoup !

 

A très vite !

Parfaites imperfections

Tulipes

Les tulipes sont des histoires

Il y a quelques jours, j’ai acheté ces tulipes.
Elles étaient dans un simple petit pot en plastique, longues tiges penchées, et soldées puisque jugées « non parfaites ».
Parfaites ? Parfaites pour qui ?
Le fleuriste avait jugé, et c’est un choix parfaitement respectable, qu’elles n’étaient pas à hauteur de ses autres tulipes, qu’elles n’étaient pas conformes à ses autres pots.

Et, c’est amusant car, c’est justement cette courbe, comme si un vent immobile jouait avec elles, qui m’a plu.

J’ai la chance d’avoir un jardin, fleuri, arboré. Je n’achète pas de fleurs, et surtout pas de fleurs coupées,  j’en plante. Mais ces tulipes penchées dans leur pot trop petit m’ont immédiatement attirée, alors je les ai amenées chez moi.
Et, elles ont fleuri avec magnificence.

Comprenez-vous ce que je voudrais vous dire ?

Lorsque j’ai demandé dans le dernier message, si vous aviez un rêve, vous avez été nombreux à m’écrire, sur Facebook ou en privé, que votre rêve était d’écrire un livre.
Vous m’avez parfois confié, et je vous en remercie, que vos histoires avaient pu être rejetées par des éditeurs et que c’est justement ce que vous aimeriez au-delà d’écrire : être publié.

Bien sûr, je comprends parfaitement ce désir et la souffrance que cela occasionne parfois. Je l’ai eu moi aussi ce désir, durant de nombreuses années et c’est toujours plaisir évidemment de publier. Et, aujourd’hui encore certains de mes textes sont retenus par des éditeurs, et d’autres non. Car, être publié n’est pas la fin d’un chemin, ni un « Graal », on continue de recevoir des refus, aussi. Mais cela ne m’empêche pas d’écrire, comme cela n’empêche pas les tulipes de pousser.
Je reviendrai un jour, bientôt sans doute, sur le choix de l’édition et/ou de l’auto-édition. En deux mots, je pense que ce n’est pas incompatible, que ce n’est pas à mettre en opposition et que ce sont deux choix différents, l’un n’étant pas inférieur à l’autre, juste différent. C’est pourquoi, je me définis aujourd’hui comme un écrivain hybride.

Mais revenons à nos tulipes.

Pouvez-vous imaginer que les tulipes soient des histoires. Oui cela semble un peu difficile a priori mais je suis certaine que vous pouvez l’imaginer tout de même. N’est-ce pas ?
Les tulipes sont des histoires, des textes, et le fleuriste est un éditeur.

Mon petit pot de tulipes courbées est une histoire, dont un fleuriste éditeur n’a pas voulu, pour des raisons encore une fois, tout à fait légitimes et respectables (après tout, chacun ses goûts et ses choix).
Et moi, je suis une lectrice. Et j’ai eu envie de lire ces fleurs. Et j’aime ces fleurs.

Il y a de nombreux lecteurs dans le monde.  Peut-être que vous, vous n’aimez pas ces tulipes là, ou peut-être que vous les trouvez jolies.
Peut-être aussi qu’un autre fleuriste les aurait choisies et même les aurait mises en avant, pour leur particularité, leur rareté, leur différence…

Alors au fond, quelles que soient vos histoires, si elles sont écrites avec justesse, avec vérité, avec patience. Si elles sont un peu de vous, elles toucheront toujours un fleuriste ou un amateur de tulipes penchées.

Comprenez-vous ? Si vous êtes un écrivain dans l’âme, vous avez aussi votre public, et si vous persévérez, vous finirez par le trouver, et lui aussi vous trouvera, si vous n’avez pas peur de pousser à la lumière, pour que l’on vous voit.
Et, si vraiment vous avez envie d’un fleuriste, cela prendra peut-être du temps, mais il n’y a pas de raison pour que vous n’y arriviez pas un jour.

Alors, quel que soit votre choix, rappelez-vous que ce n’est pas le fleuriste qui décrète si votre fleur est une tulipe ou non. La tulipe n’a pas besoin d’être « adoubée », elle est.
Qu’elle soit penchée ou non, elle est. Et personne d’autre qu’elle ne peut décider de sa couleur ou de sa fonction, encore moins de sa définition.
La tulipe n’a pas besoin d’être adoubée, elle est. Parce qu’un jour, elle a pris le risque, la patience, de pousser. Et parce qu’elle sait qu’un jour, elle se sentira encore plus belle, d’être regardée, aimée, lue, par un amateur de tulipe, droite ou penchée.

Je vous souhaite une très belle journée de printemps.

Avez-vous un rêve ?

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Un rêve ou même plusieurs….

Avez-vous des envies : apprendre le violoncelle ou la harpe, écrire un livre peut-être, visiter la Suède, faire du saut en parachute ou suivre un cours de pâtisserie ? Prendre des vacances en Bretagne, téléphoner à cette personne que vous avez rencontré, publier des poèmes ou chanter à l’Opéra, adopter un chien, un chat ou un canari, vivre à la campagne ou en haut d’un building, planter un oranger, devenir végétarien…

Vous avez sûrement plus d’un rêve dans vos poches, n’est-ce-pas ?

Et si c’était le moment de les sortir, de les regarder, de prendre plaisir à les imaginer déjà là dans votre vie ? (suite…)

Un livre offert !

Attends Miyuki

Pour célébrer le printemps, les éditions De La Martinière Jeunesse offre mon dernier album « Attends Miyuki » à deux de mes abonné(e)s.

N’est-ce pas une belle nouvelle ? 🙂

Pour cela, cette fois-ci, il faut être abonné à la Petite Lettre (En haut à droite de ce site), et partager le statut Facebook qui parle du concours, sur ma page, (vous pouvez y accéder directement en cliquant sur ce lien)

Mercredi midi, je noterai sur un papier les noms des participants et j’en tirerai deux au sort, puis je vous contacterai par mail pour obtenir votre adresse. Alors, on joue ?

Merci à toutes celles et ceux qui ont déjà fait un si bel accueil à Miyuki, qui a rejoint les librairies il y a à peine plus d’un mois !

Désolée de mon peu de présence sur ce site, pour me faire pardonner, voici un petit extrait de Miyuki.

Très beau printemps à vous !


Terre bleue et lune orange, le printemps s’habille pour sa première aube de l’année. Le jardin s’éveille et Miyuki, pieds nus, déjà levée, court en riant entre les travées. Vite vite, elle inspecte et s’assure que tout le monde est prêt.

« Grand-Père lève-toi, vite vite, lève-toi ! Le jour s’est réveillé avant toi !

–  Attends Miyuki, attends, dans une heure, le jour sera encore là.

–  Mais si tu attends tu n’en profites pas assez comme il le faudrait…

–  Je profite à l’instant de la douceur de mon oreiller, je profite des premiers rayons de soleil à travers ma fenêtre.

–  Peut-être Grand-Père, peut-être, mais moi, j’ai vu les derniers rayons de lune de l’hiver. Vite vite, lève-toi, il en restera peut-être, suis-moi ! »

Alors, sur les chemins de terre, Grand-Père a suivi Miyuki. Avec elle, il a salué chaque fleur qui s’ouvrait. Avec elle, il s’est incliné devant le vent un peu frais.

« Bonjour Cerisier, bonjour herbe sucrée, bonjour fleurs en bouton »

Miyuki sautillait et Grand-Père trottinait.

Dans la mousse, une petite fleur pourtant, pâressait, ensommeillée, semblant ignorer le printemps qui chantait.

« Réveille-toi petite fleur, réveille-toi !

–  Attends Miyuki, attends, c’est une fleur fragile et précieuse, elle s’ouvrira au bon moment.

–  Mais je veux la voir maintenant ! Elle est en retard.

–  En retard pourquoi Miyuki ? Toutes les fleurs ne dansent pas au même moment. Je crois qu’elle n’est pas prête, elle a besoin certainement de l’eau la plus pure et la plus fine pour laver ses pétales si légers. »

Grand-Père n’avait pas terminé de parler que déjà, Miyuki s’élançait vers le puits. Le seau en bois cogna contre la margelle, descendit rapidement au fond, et remonta de la terre et un vieux crapaud fatigué.

« Puits, vite vite, s’il te plaît, donne-moi de ton eau la plus pure pour ma petite fleur qui doit s’ouvrir. (…)